Le cloud gagne gros sur une pénurie, mais ses datacenters coûtent de plus en plus cher
Google Cloud a publié une croissance de 82 %1 au deuxième trimestre 2026, AWS de 37 %16, Azure de 43 %9. Ces taux mélangent trois ventes de nature différente : des datacenters entiers loués à quelques laboratoires d'IA, des tokens facturés à l'unité et, chez Google, du matériel livré chez le client. La marge qui les accompagne est celle d'une pénurie, gonflée par un amortissement qui monte deux fois moins vite que le capex.
Les trois principaux fournisseurs de cloud ont publié leurs comptes du trimestre clos le 30 juin 2026 à une semaine d'intervalle. Google Cloud passe de 13,6 6 à 24,8 milliards de dollars 1 de revenus, AWS de 30,9 18 à 42,2 milliards 16, Azure gagne 43 % 9 et dépasse 100 milliards 10 sur l'exercice. Un an plus tôt, Google Cloud croissait de 32 % 6 et AWS de 17 % 16 ; AWS n'avait pas crû aussi vite depuis dix-huit trimestres. Cette accélération vient de clients qui n'existaient pas à cette échelle, d'une unité de facturation qui a changé, et d'une marge que la pénurie gonfle tant que l'amortissement retarde.
Croissance des revenus du cloud sur un an, trimestre par trimestre : Google Cloud passe de 28 % à 82 %
Croissance des revenus sur un an, par trimestre, de début 2025 au deuxième trimestre 2026 ; Google Cloud, AWS, Azure et autres services cloud.
en %
Sources (13)
Alphabet, communiqué T2 2026 · Alphabet, communiqué T1 2026 · Alphabet, communiqué T4 2025 · Alphabet, communiqué T3 2025 · Alphabet, communiqué T2 2025 · Alphabet, communiqué T1 2025 · Microsoft, communiqué T2 2026 · Microsoft, communiqué T1 2026 · Microsoft, communiqué T4 2025 · Microsoft, communiqué T3 2025 · Microsoft, communiqué T2 2025 · Microsoft, rapport trimestriel 10-Q T1 2025 · Amazon, communiqué T2 2026.
Précisions (1)
Précision — Azure : Trimestres fiscaux de Microsoft (clos fin mars, juin, septembre, décembre) ramenés au calendrier civil ; Microsoft ne publie pas le montant d'Azure, seulement son taux
Quelques laboratoires d'IA louent des datacenters entiers et remplissent les carnets
La croissance future du cloud est déjà écrite dans les carnets de commandes, et ces carnets sont remplis par un client qui n'existait pas à cette échelle il y a trois ans : les laboratoires qui entraînent et servent des modèles de fondation.
Microsoft publie un carnet de commandes commercial de 678 milliards de dollars 10, en hausse de 84 % 10 (communiqué du 29 juillet 2026, transcription de la réunion d'analystes). Hors OpenAI, la hausse tombe à 25 %. Le même document précise que « près de 90 % » des 214 milliards de revenus cloud de l'exercice viennent de clients hors laboratoires d'IA. Le complément, environ 21 milliards, se calcule à partir de ce pourcentage arrondi ; il donne l'ordre de grandeur de ce qu'un ou deux clients pèsent déjà dans le revenu, et le carnet dit ce qu'ils pèseront demain.
Amazon déclare 496 milliards de dollars 21 d'engagements clients pluriannuels non encore comptabilisés en chiffre d'affaires, principalement chez AWS (rapport trimestriel du 31 juillet 2026), et cite Anthropic et OpenAI pour des engagements « multi-gigawatts » sur ses puces Trainium (communiqué du 30 juillet 2026). Alphabet publie 514 milliards 2 de carnet pour Google Cloud, en hausse de plus de 50 milliards 2 sur le trimestre, dont « un peu plus de 50 % » seront reconnus en revenu dans les 24 mois (transcription du 22 juillet 2026). Anthropic a annoncé en octobre 2025 un accord portant sur jusqu'à un million de TPU 20 ; Alphabet n'en publie pas le montant.
Le cloud tel que le secteur l'entendait, c'était des dizaines de milliers de clients payant une facture mensuelle variable. Ces contrats sont des locations de capacité pluriannuelles, signées avec quelques contreparties, d'une durée moyenne de 2,3 ans 10 chez Microsoft. Le fournisseur construit le site, le client s'engage à le remplir.
Ces contreparties se financent en partie chez leurs fournisseurs. Amazon détient une participation dans Anthropic ; son bénéfice net du deuxième trimestre, 62,6 milliards 16, inclut 53,4 milliards 16 de produit non opérationnel, « principalement » la revalorisation de cette participation. Alphabet inscrit le même trimestre 99,0 milliards 1 de gains sur titres, sans détailler les lignes. Microsoft mentionne un gain de 3,2 milliards 9 sur son investissement dans Anthropic et porte OpenAI dans son carnet. Le même client alimente donc le revenu du segment cloud par ses locations et le résultat net par la revalorisation de la participation. Un lecteur qui voit un bénéfice net multiplié par quatre 1 sans savoir cela lit un autre chiffre que celui qui est publié.
Les carnets de commandes dépassent chacun le revenu annuel du cloud correspondant
Carnets de commandes au deuxième trimestre 2026 ; Google Cloud, Amazon (principalement AWS) et Microsoft.
| Chiffre | Valeur |
|---|---|
| Carnet de commandes de Google CloudGoogle Cloud · T2 2026 | 514 Md$ |
| Engagements clients non encore reconnus, principalement AWSAmazon · T2 2026 | 496 Md$ |
| Carnet de commandes commercial (RPO)Microsoft · T2 2026 (FY26 T4) | 678 Md$ |
| Hausse annuelle du RPO commercial hors OpenAIMicrosoft · T2 2026 (FY26 T4) | 25 % |
Le cloud facture désormais au token, et les agents multiplient les tokens
Pour les clients ordinaires, ce qui a changé, c'est l'unité. Le cloud facturait des heures de machine virtuelle et des gigaoctets stockés. Il facture désormais des tokens traités par un modèle, et le volume de tokens dépend du nombre d'appels que chaque tâche déclenche, bien plus que du nombre d'utilisateurs. Une conversation avec un modèle est un aller-retour. Un agent qui exécute une tâche enchaîne des dizaines d'appels, relit ses résultats, corrige, reprend. Le passage de l'un à l'autre multiplie la consommation par utilisateur sans que le nombre d'utilisateurs bouge.
Google donne la mesure directe. Ses interfaces de modèles traitaient 16 milliards 3 de tokens par minute au premier trimestre 2026 et 22 milliards 2 au deuxième, soit 37 % 2·3 de hausse en un trimestre (transcription du 22 juillet 2026). Près de 500 2 clients de Google Cloud ont chacun dépassé mille milliards de tokens sur douze mois, et les clients existants dépassent leurs engagements contractuels de plus de 50 %.
Amazon chiffre la couche en dollars. Le run rate de son activité IA dépasse 25 milliards de dollars 16, avec une croissance supérieure à 100 % 16 (communiqué du 30 juillet 2026). Les clients de Bedrock, sa plateforme d'accès aux modèles, ont dépensé au deuxième trimestre plus que sur tous les trimestres précédents cumulés. Rapporté au run rate total d'AWS, 169 milliards, l'IA pèse environ 15 % du stock. Sa part dans la croissance est plus grande. AWS a ajouté environ 45 milliards 16·18 de run rate en un an ; une activité qui dépasse 25 milliards après avoir au moins doublé en a apporté au moins 12,5. L'hypothèse est que le run rate IA d'il y a un an était proche de 12,5 milliards ; si la croissance dépasse nettement 100 %, la part est plus grande encore. Plus d'un quart 16·18 de la croissance d'AWS vient donc d'une activité qui pèse un sixième de son revenu.
Microsoft prend le chemin inverse : il transforme ses propres abonnés en consommateurs de tokens. GitHub Copilot est passé en juin à une facturation à l'usage, et la directrice financière attribue une partie du dépassement d'Azure à cette bascule. Le nombre de clients de sa plateforme Foundry consommant mille milliards de tokens annualisés a été multiplié par quatre 10. Microsoft 365 Copilot ajoute depuis juillet une facturation à la consommation au prix par siège. Azure croît aussi parce que le logiciel de Microsoft devient un compteur.
22 milliards de tokens par minute, en hausse de 37 % en un trimestre
Tokens traités par les modèles d'Alphabet et grands clients de Google Cloud, deuxième trimestre 2026.
Sources (2)
Alphabet, conférence T2 2026 · Alphabet, communiqué T1 2026.
L'IA pèse un sixième du run rate d'AWS et plus d'un quart de sa croissance
Run rate annualisé d'AWS et de son activité IA, deuxième trimestre 2026.
Sources (2)
Précisions (1)
Hypothèses de l'estimation : Part de l'IA dans le run rate ajouté par AWS
- Reprend l'estimation du run rate ajouté par l'IA (12,5 milliards) rapportée aux 45 milliards ajoutés par AWS
- C'est un plancher : 27,5 % avec ces hypothèses
L'IA tire le cloud classique derrière elle : bases de données, CPU et prix
Le cloud hors IA accélère en même temps, et les trois fournisseurs donnent la même explication : un agent ne tourne pas que sur des GPU. Entre deux appels au modèle, il lit et écrit dans une base de données, produit des journaux, exécute du code sur des processeurs classiques. Le directeur général de Microsoft le dit en une phrase : pour faire tourner des agents, « les CPU sont aussi importants que les GPU ». Le revenu de PostgreSQL sur Azure croît de 55 % 10, en accélération pour le troisième trimestre consécutif. Amazon a lancé un moteur d'analyse de journaux dédié « au volume de logs produit par les charges agentiques » et voit les engagements sur ses processeurs Graviton triplés 16 en un trimestre. La directrice financière de Microsoft précise que deux tiers 10 de son capex trimestriel va à des actifs de courte durée, « principalement des CPU et des GPU », parce que les clients construisent des solutions qui mêlent infrastructure IA et non IA.
Une partie de cette croissance est un effet prix, que personne ne chiffre. Le prix des mémoires a fait monter le capex : Amazon relève sa prévision 2026 de 200 19 à 220 milliards de dollars 17 en invoquant d'abord ce facteur. La directrice financière de Microsoft indique que les nouveaux contrats « reflètent » cette hausse et que le marché spot des capacités le confirme. Le directeur général d'Alphabet répond à la même question que la hausse des coûts d'entrée se retrouve dans les prix de ses solutions. Quand la demande dépasse l'offre, le fournisseur passe la hausse ; combien de points de croissance viennent du prix plutôt que du volume, aucun des trois ne le dit.
Google vend du matériel, et ses 82 % ne se comparent pas aux autres
Le taux de Google est le plus élevé des trois et le moins comparable. Depuis ce trimestre, la description du segment dans le communiqué d'Alphabet contient une phrase nouvelle : « Google Cloud génère des revenus produits principalement par la vente de systèmes TPU ». Google livre ses propres puces d'accélération dans les datacenters de ses clients et les facture comme du matériel.
La directrice financière affirme que la croissance de Google Cloud « a accéléré de manière significative même en excluant l'impact des ventes de systèmes TPU », que la part reconnue ce trimestre est « faible » et que « la grande majorité » du revenu de ces accords arrivera en 2027. Elle refuse de chiffrer la part des TPU dans le carnet de 514 milliards 2, au-delà de « la vaste majorité » attribuée aux contrats GCP classiques.
Le bilan dit ce que le compte de résultat ne détaille pas. Alphabet a sorti les stocks en ligne propre : 2,4 milliards de dollars 1 au 31 décembre 2025, 10,0 milliards 1 au 30 juin 2026 (bilan consolidé, communiqué du 22 juillet). Un fournisseur de services n'a pas de stocks ; un fabricant de matériel en a. Les « autres coûts des revenus » du groupe montent de 22 % 2, en partie pour des « coûts de stocks, principalement liés aux ventes de systèmes TPU ».
À la lecture, les 82 % 1 mélangent trois choses : de la consommation de plateforme (GCP, qui croît plus vite que le segment selon la directrice financière), des contrats de capacité avec des laboratoires, et un début de revenu produit qui sera surtout un phénomène 2027. Un revenu produit s'analyse avec les outils d'un équipementier : marge brute par unité, cycle de stocks, dépendance à quelques acheteurs. Alphabet ne publie pas de marge par produit et présente les TPU comme une « extension du marché adressable ». Tant que la ventilation manque, le taux de Google Cloud et ceux d'AWS ou d'Azure ne couvrent pas le même périmètre.
Alphabet a des stocks depuis qu'il vend des TPU
Stocks d'Alphabet au 31 décembre 2025 et au 30 juin 2026, et autres coûts des revenus du deuxième trimestre.
| Chiffre | Valeur |
|---|---|
| StocksAlphabet · 31 déc. 2025 | 2 439 M$ |
| StocksAlphabet · 30 juin 2026 | 9 991 M$ |
| Multiplication des stocks en six moisAlphabet · T2 2026 | 4 fois |
| Hausse annuelle des autres coûts des revenusAlphabet · T2 2026 | 22 % |
Sources (2)
Alphabet, communiqué T2 2026 · Alphabet, conférence T2 2026.
La marge de Google Cloud et d'AWS est une marge de pénurie que l'amortissement va rogner
La marge monte parce que la capacité est saturée et parce que la charge des serveurs arrive au compte de résultat plus tard que leur revenu. Aucun des deux mécanismes n'est une propriété nouvelle du métier. Le cas propre est Google Cloud : sa marge opérationnelle monte six trimestres de suite, 17,8 7, 20,7 6, 23,7 5, 30,1 4, 32,9 3 puis 35,6 % 1. Rapportée au revenu supplémentaire d'un an, la marge incrémentale est de 54 % 1·6 (5,99 milliards 1·6 de résultat en plus pour 11,1 milliards de revenu en plus) : un dollar de revenu nouveau rapporte plus du double de ce que rapportait un dollar moyen il y a un an.
AWS est moins lisible. Sa marge passe de 32,9 % 18 à 39,4 % 16 d'un deuxième trimestre à l'autre, ce qui donne une marge incrémentale de 57 % 16·18. Mais sur douze mois glissants, elle est à 36,8 % 16·18, exactement le niveau d'il y a un an 18. Le deuxième trimestre porte chaque année le pic de rémunération en actions d'Amazon, 6,5 milliards au T2 2025 contre 3,7 au trimestre précédent, et la comparaison trimestre à trimestre hérite de ce creux. Le directeur financier ajoute en réunion d'analystes qu'environ 130 points de base 17 de la hausse tiennent à un gain comptable sur des dérivés énergétiques. La saturation joue chez AWS aussi, mais la hausse de marge qu'on lui prête est pour l'essentiel un effet de base.
Le premier mécanisme est la saturation. Un datacenter est un actif à coût fixe : une fois construit et branché, servir un client de plus coûte presque rien. Quand la demande dépasse l'offre, chaque serveur mis en service est vendu à plein tarif le jour même, et tout gain d'efficacité sur le parc existant se transforme en revenu dans le trimestre. La directrice financière de Microsoft décrit cela mot pour mot : les gains d'efficacité sur la flotte CPU et GPU ont été « rapidement monétisés dans le trimestre » parce que « la demande continue de dépasser l'offre ». Les trois fournisseurs répètent la même phrase depuis plusieurs trimestres. Une marge mesurée à pleine utilisation, avec des prix qui répercutent la hausse des composants, est la marge d'une pénurie.
Le second est comptable. Un serveur acheté aujourd'hui sort de la trésorerie aujourd'hui, mais n'entre au compte de résultat que par tranches, sur sa durée d'utilité. Alphabet retient six ans 8 pour ses serveurs (document 10-K de l'exercice 2022). Le capex d'Alphabet a doublé 1 en un an, de 22,4 1 à 44,9 milliards de dollars par trimestre, dont 60 % 2 en serveurs. Sa dotation aux amortissements sur immobilisations corporelles n'a monté que de 42 %, de 5,0 à 7,1 milliards (tableau des flux, communiqué du 22 juillet 2026). Le revenu de la capacité nouvelle arrive tout de suite ; sa charge arrive par vingt-quatrièmes, et chaque vague de capex ajoute une marche. La marge de 35,6 % se mesure dans cet écart. Alphabet ne ventile pas ses amortissements par segment, le lien entre capex et marge Cloud se déduit donc du niveau groupe, mais la direction annonce elle-même que l'infrastructure va « peser sur le compte de résultat sous forme de dépréciation plus élevée ». Chez Amazon, le capex trimestriel monte de 68 % 16 (32,2 16 à 54,2 milliards) et la dotation aux amortissements de 31 % (15,2 à 20,0 milliards) : même décalage.
Cet escalier de charges va monter quoi qu'il arrive. Les trois groupes prévoient ensemble près de 600 milliards de dollars 2·10·17 de capex en 2026 : 195 à 205 2 chez Alphabet, environ 220 17 chez Amazon, environ 175 10 chez Microsoft sur l'année civile. Ces périmètres ne sont pas homogènes ; Microsoft vient d'allonger la durée d'utilité de ses datacenters et immeubles de bureaux de 15 10 à 25 ans, ce qui reclasse une partie de ses futurs baux hors capex et ramène sa prévision, annoncée en avril à 190 milliards 22, à 175 milliards ; hors de ce reclassement, ses projets d'investissement ne changent pas. En retenant six ans sur l'ensemble, ces 600 milliards 2·10·17 deviendraient une charge annuelle de l'ordre de 100 milliards Ce chiffre part de 4 documents2 2026 Q2 Earnings Call, Alphabet Inc., 22 juillet 20268 Form 10-K for the fiscal year ended December 31, 2022, Alphabet Inc., 3 février 202310 Microsoft Fiscal Year 2026 Fourth Quarter Earnings Conference Call, Microsoft Corporation, 29 juillet 202617 Amazon.com Q2 2026 Earnings Conference Call (webcast), Amazon.com, Inc., 30 juillet 2026 pendant six ans ; les bâtiments, amortis plus longuement, abaissent ce chiffre, les composants de courte durée le relèvent. Seule une demande qui continue de croître plus vite que cette charge maintient la marge au niveau actuel.
Microsoft montre à quoi ressemble la suite. Sa marge opérationnelle Intelligent Cloud est stable à 41 % 10, sa marge brute cloud baisse à 65 % 10, et la directrice financière l'explique notamment par le poids croissant d'Azure dans les ventes et par les investissements continus dans l'infrastructure IA. Chez Microsoft, la charge de l'infrastructure atteint déjà la marge brute, et la marge du segment ne monte plus. Microsoft a un cycle d'avance sur Google et Amazon.
Pendant ce temps, le cash sort. Le flux de trésorerie disponible d'Alphabet est négatif de 5,9 milliards 1 au trimestre, celui d'Amazon négatif de 7,6 milliards 16 sur douze mois. Alphabet a levé 49,6 milliards 1 en juin, en actions ordinaires et en actions de préférence convertibles, et porté sa dette de 16 2 à environ 100 milliards 2 en un an ; la dette long terme d'Amazon passe de 65,6 16 à 128,9 milliards en six mois. Le cash d'exploitation monte de 30 % 10 ou plus chez les trois ; ce déficit est un choix d'investissement. Il donne la mesure du pari : les trois financent la marge la plus haute qu'ils aient publiée dans le cloud par de la dette et des émissions d'actions, en attendant que les sites loués se remplissent.
Le capex a doublé, la charge d'amortissement a monté de 42 %
Capex et dotation aux amortissements par trimestre, de début 2025 au deuxième trimestre 2026 ; Alphabet et Amazon.
Point creux : chiffre calculé à partir de chiffres publiés.
en millions de dollars
Sources (7)
Alphabet, communiqué T2 2026 · Alphabet, communiqué T1 2026 · Alphabet, communiqué T4 2025 · Alphabet, communiqué T3 2025 · Amazon, communiqué T2 2026 · Amazon, communiqué T1 2026 · Amazon, communiqué T4 2025.
Précisions (3)
Précision — Amazon — Capex trimestriel : 2025-T3 : valeur déduite de l'exercice 2025 et des trois autres trimestres, communiqué T3 non ouvert
Précision — Amazon — Dotation aux amortissements : 2025-T3 : valeur déduite de l'exercice 2025 et des trois autres trimestres
Précision — Amazon — Dotation aux amortissements : La ligne inclut contenus capitalisés et baux, pas seulement les serveurs
Marge opérationnelle : Google Cloud double depuis le début de 2025 et se rapproche d'AWS
Marge opérationnelle par trimestre, de début 2025 au deuxième trimestre 2026 ; Google Cloud et AWS.
35,6 %de marge opérationnelle pour Google Cloud au deuxième trimestre
Point creux : chiffre calculé à partir de chiffres publiés.
en %
Sources (8)
Alphabet, communiqué T2 2026 · Alphabet, communiqué T1 2026 · Alphabet, communiqué T4 2025 · Alphabet, communiqué T3 2025 · Alphabet, communiqué T2 2025 · Alphabet, communiqué T1 2025 · Amazon, communiqué T2 2026 · Amazon, communiqué T1 2026.
Précisions (1)
Précision — AWS : La rémunération en actions d'Amazon culmine chaque année au deuxième trimestre, ce qui abaisse la marge des T2
Près de 600 milliards de capex en 2026, financés par la dette et le capital
Capex prévu pour 2026, flux de trésorerie disponible, capital levé et dette au 30 juin ; Alphabet, Amazon et Microsoft.
| Chiffre | Valeur |
|---|---|
| Capex prévu pour 2026, fourchette de juillet (milieu)Alphabet · 2026 | 200 Md$ |
| Capex prévu pour 2026Amazon · 2026 | 220 Md$ |
| Capex prévu pour l'année civile 2026, après reclassementMicrosoft · 2026 | 175 Md$ |
| Capex 2026 cumulé des trois groupesAlphabet, Amazon, Microsoft · 2026 | 595 Md$ |
| Flux de trésorerie disponibleAlphabet · T2 2026 | -5 855 M$ |
| Flux de trésorerie disponible sur douze mois glissantsAmazon · T2 2026 | -7,6 Md$ |
| Produit net de l'augmentation de capital de juin 2026Alphabet · T2 2026 | 49,6 Md$ |
| Dette long termeAlphabet · 30 juin 2026 | 98 165 M$ |
| Dette long termeAmazon · 30 juin 2026 | 128 894 M$ |
Ce qu'il faut surveiller chez Microsoft, Google et Amazon
Chez Microsoft, la marge brute du cloud est le premier chiffre à suivre, trimestre après trimestre. Elle absorbe les amortissements avant les autres lignes et dit la première si le revenu tient le rythme de la charge. Le second est la croissance du carnet hors OpenAI, publiée séparément depuis ce trimestre : c'est la mesure de la demande diversifiée.
Chez Google, deux lignes du communiqué du troisième trimestre comptent : la dépréciation et la marge Cloud. La dépréciation doit continuer à accélérer ; la marge Cloud, la direction l'annonce sous pression, à cause du recours à des capacités tierces louées pour servir les clients en attendant les siennes. Puis, à chaque bilan, la ligne stocks : elle mesure la part de Google Cloud qui devient un équipementier.
Chez Amazon, la marge d'AWS se lit sur douze mois glissants plutôt que trimestre à trimestre, quand les 220 milliards 17 de 2026 commencent à s'amortir. S'y ajoute la trajectoire du run rate IA rapporté au run rate total. Amazon est le seul des trois à publier ces deux chiffres séparément ; le jour où il cesse de le faire est un signal en soi.
Une donnée manque chez les trois : la part du prix dans la croissance. Tant qu'elle n'est pas publiée, un point de croissance de 2026 ne vaut pas un point de croissance de 2024.
Sources
- 1Alphabet Announces Second Quarter 2026 Results (Exhibit 99.1)Alphabet Inc. · 22 juillet 2026
- 22026 Q2 Earnings CallAlphabet Inc. · 22 juillet 2026
- 3Alphabet Announces First Quarter 2026 Results (Exhibit 99.1)Alphabet Inc. · 29 avril 2026
- 4Alphabet Announces Fourth Quarter and Fiscal Year 2025 Results (Exhibit 99.1)Alphabet Inc. · 4 février 2026
- 5Alphabet Announces Third Quarter 2025 Results (Exhibit 99.1)Alphabet Inc. · 29 octobre 2025
- 6Alphabet Announces Second Quarter 2025 Results (Exhibit 99.1)Alphabet Inc. · 23 juillet 2025
- 7Alphabet Announces First Quarter 2025 Results (Exhibit 99.1)Alphabet Inc. · 24 avril 2025
- 8Form 10-K for the fiscal year ended December 31, 2022Alphabet Inc. · 3 février 2023
- 9Microsoft Cloud and AI strength fuels fourth quarter results (FY26 Q4)Microsoft Corporation · 29 juillet 2026
- 10Microsoft Fiscal Year 2026 Fourth Quarter Earnings Conference CallMicrosoft Corporation · 29 juillet 2026
- 11Microsoft Cloud and AI strength fuels third quarter results (FY26 Q3)Microsoft Corporation · 29 avril 2026
- 12Microsoft Cloud and AI strength drives second quarter results (FY26 Q2)Microsoft Corporation · 28 janvier 2026
- 13Microsoft Cloud and AI strength drives first quarter results (FY26 Q1)Microsoft Corporation · 29 octobre 2025
- 14Microsoft Cloud and AI strength drives fourth quarter results (FY25 Q4)Microsoft Corporation · 30 juillet 2025
- 15Form 10-Q for the quarterly period ended March 31, 2025Microsoft Corporation · 30 avril 2025
- 16Amazon.com Announces Second Quarter Results (Exhibit 99.1)Amazon.com, Inc. · 30 juillet 2026
- 17Amazon.com Q2 2026 Earnings Conference Call (webcast)Amazon.com, Inc. · 30 juillet 2026
- 18Amazon.com Announces First Quarter Results (Exhibit 99.1)Amazon.com, Inc. · 29 avril 2026
- 19Amazon.com Announces Fourth Quarter Results (Exhibit 99.1)Amazon.com, Inc. · 5 février 2026
- 20Expanding our use of Google Cloud TPUs and ServicesAnthropic · 23 octobre 2025
- 21Form 10-Q for the quarterly period ended June 30, 2026Amazon.com, Inc. · 31 juillet 2026
- 22Microsoft Fiscal Year 2026 Third Quarter Earnings Conference CallMicrosoft Corporation · 29 avril 2026

