Le 5 octobre, Schneider Electric annonce le rachat de PTC, l'éditeur des logiciels où les industriels dessinent leurs produits, et son action perd 9,97 % le jour même. Le fabricant de disjoncteurs veut suivre ses clients de la conception à la maintenance, au prix d'une rentabilité qu'il promet de voir « revenir ». Son avantage s'est-il élargi, et que paie-t-on aujourd'hui pour l'action ?
Google s'engage pour vingt ans auprès d'un producteur nucléaire américain, et la demande d'électricité monte partout dans le monde. Le courant manque. Qui touchera la valeur : celui qui produit l'électron, ou ceux qui fabriquent les turbines, les transformateurs et les câbles qu'on attend des années ?
En 2026, pendant des tests, des agents d'IA d'OpenAI et un modèle de Google ont pénétré les systèmes de Hugging Face et de trois entreprises. Les éditeurs de cybersécurité y voient la naissance d'un marché. Leurs comptes montrent, pour l'instant, une accélération commencée avant les incidents et portée par les plateformes qu'ils vendaient déjà : chez le vendeur qui en vend le plus, la sécurité de l'IA pèse 1 %.
Google Cloud a publié une croissance de 82 % au deuxième trimestre 2026, AWS de 37 %, Azure de 43 %. Ces taux mélangent trois ventes de nature différente : des datacenters entiers loués à quelques laboratoires d'IA, des tokens facturés à l'unité et, chez Google, du matériel livré chez le client. La marge qui les accompagne est celle d'une pénurie, gonflée par un amortissement qui monte deux fois moins vite que le capex.